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La VAE (Validation des Acquis de l’Expérience)

Il est fréquent d’entendre dire que les personnes qui ont fait le choix de quitter rapidement le circuit scolaire traditionnel et qui ont commencé à travailler tôt souffrent du fait de ne pas être diplômées officiellement.

Heureusement il existe aujourd’hui une solution efficace pour combler cette lacune.
En effet, il est possible, sous certaines conditions, de faire reconnaitre son expérience professionnelle par un jury puis de suivre des cours à l’université ou en école afin d’obtenir un diplôme équivalent.

Voici un article qui vous présentera les principaux points forts de la VAE (Validation des acquis de l’expérience) mais qui vous informera également les personnes pouvant bénéficier de cette certification, de son fonctionnement ainsi que de la procédure à effectuer pour l’obtenir.

Une VAE, qu’est-ce que c’est ?

La VAE est une démarche inscrite dans la loi de modernisation sociale de 2002, inscrite dans le code du travail et dans le code de l’éducation. Il s’agit donc d’un dispositif très cadré au niveau de la loi et qui stipule que toute personne engagée dans la vie professionnelle peut valider ses acquis au travers d’un diplôme.

VAE

La VAE est la valorisation des acquis de l’expérience au sens large du terme

La VAE est la valorisation des acquis de l’expérience au sens large du terme comme par exemple de l’expérience personnelle ou encore de l’expérience de formation voire même de l’expérience acquise lors d’un apprentissage.

Sur le plan institutionnel, la VAE est un dispositif légal de la communauté française qui s’applique aussi bien dans les universités que dans les autres écoles. L’objectif est donc bien de reprendre les cours tout en adaptant le cursus du salarié avec ses expériences passées.

L’objectif étant d’éviter au salarié de suivre des cours que ces expériences professionnelles lui auraient déjà permis d’acquérir. L’étudiant profite donc d’un cursus personnalisé et adapté à son profil.

Toutefois il existe un autre type de VAE qui ne nécessite pas un retour sur les bancs de l’école.

Le but est de faire reconnaître uniquement l’expérience professionnelle devant un jury sans avoir besoin de suivre des enseignements théoriques. Dans ce cas le salarié obtient un certificat

La procédure à suivre pour postuler à une VAE

La procédure impose d’élaborer un dossier écrit contenant des documents tels qu’CV ou encore une lettre de motivation. Une fois ces documents reçus, le salarié sera convoqué à un entretien avec un jury composé d’un panel de professionnels qui analyse ce dossier avec le candidat pour échanger ou encore poser des questions plus spécifiques sur le parcours de ce dernier.

En effet il peut arriver que des éléments du dossier nécessitent un approfondissement avec le candidat à la VAE.

Toute personne quel que soit son sexe, son âge, sa nationalité, son statut ou son niveau de formation initiale peut entamer une démarche de VAE.

Que vous soyez salarié intérimaire, agent public bénévole ou demandeur d’emploi, tout le monde a accès à la démarche de vae. La seule condition d’accès est d’avoir une expérience minimum de 3 ans, que ce soit en continue on discontinu, en lien direct avec le diplôme demandé.

En ce qui concerne les expériences à mi-temps, faut avoir cumulé 72 mois pour pouvoir avoir les prérequis nécessaires pour engager la démarche de VAE.

Toutefois, il peut exister des périodes dans la vie professionnelle qui ne sont pas prises en compte dans cette démarche c’est-à-dire toutes les périodes de stage, de formation professionnelle, de période de formation, le contrat d’apprentissage et les contrats de qualification.

Les différents types de VAE

Si le choix du VAE est délicat, il est utile de savoir qu’il existe un répertoire national des certifications professionnelles où tous les diplômes accessibles par la démarche sont présentés : sur le site www.cncp.gouv.fr.

Il existe près de 750 diplômes allant du CAP au BTS plus 4 diplômes du secteur sanitaire et social également à la charge de l’éducation nationale.

Ces diplômes sont divisés en 5 niveaux : les CAP, les BEP et mentions complémentaires, le niveau 4 c’est-à-dire les baccalauréats, professionnels, les bacs STT, les Brevets Professionnels, les brevets de techniciens, les mentions complémentaires ainsi que les brevets des métiers d’art.

Le niveau 3 englobe les niveaux de BTS et les diplôme des métiers d’art.

Enfin, il existe les diplômes de niveau 1 notamment le diplôme supérieur de comptabilité et de gestion, et le diplôme supérieur des arts appliqués.

Outre les diplômes encadrés par l’éducation nationale, il existe encore 4 diplômes, eux représentés par des diplômes d’état. Ces diplômes concernent le secteur sanitaire et social: le diplôme d’État de moniteur-éducateur (niveau 4). Le diplôme d’état d’éducateur spécialisé, le diplôme d’éducateur technique spécialisé et le conseillé en économie sociale et familiale (niveau 3).

On peut prendre quelques exemples pour illustrer concrètement ce que représentent ces diplômes.
Le CAP petite enfance qui peut se réaliser par la voix de la VAE et qui concerne des personnes qui ont une expérience en accueil et dans la garde de jeunes enfants.
Ou encore le diplôme d’État de moniteur-éducateur qui concerne les professionnels qui participent à l’action éducative, à l’animation et à l’organisation de la vie quotidienne des personnes, notamment des personnes en difficulté en situation de handicap.